mardi 16 octobre 2012

12ÈME JOUR DE VENDANGES

Après un dimanche pluvieux, maussade, automnal passé à faire des remontages dans les 3 cuviers, les vendanges reprennent sous un soleil éclatant.

La troupe entame sa dernière journée de travail. On termine le ramassage des petits verdots. Puis nous ramassons les plus vieux cabernets sauvignons de Duplessis.
Habib est content. Les cuves de vieilles vignes se remplissent et dégagent déjà de délicieux parfums.

A Villegeorge, dernier jour de vendange, dernière cuve remplie. Les cuves de merlots sont sèches (tous les sucres ont été fermentés par les levures). On écoulera certainement la première à la fin de la semaine. Jean-Denis et Mickaël concentrent leurs efforts sur les lots de Cabernet Sauvignon.

A La Tour de Bessan, l’ambiance est très détendue. Jean-Luc nous accueille en musique ! Puis c’est dans le calme et le sérieux que nous reprenons nos activités de dégustation. Hedi s’occupe du grand nettoyage avant de remiser le matériel de réception de vendange jusqu’à l’année prochaine.

En fin d’après-midi Thierry arrive au bureau, content du devoir accompli et du travail de sa troupe.
Les vendanges touchent à leur fin. Nous continuerons à la machine dès demain les cabernets francs et sauvignons de Duplessis.

11ÈME JOUR DE VENDANGES


En ce samedi matin, nous ramassons notre meilleure parcelle de Cabernets Sauvignon d’Avensan. Jean-Denis est content, la qualité est au rendez-vous. Le raisin est sain et bien mûr.

A Duplessis, la machine s’élance sur les merlots de la Morère. Malheureusement, un tapis du convoyeur s’est déchiré. La machine a été immobilisée 2 heures, le temps de la réparation.

Pendant ce temps là, à La Tour de Bessan, notre œnologue conseil, Eric Boissenot, qui a pris la succession de son père cette année, goûte les premières cuves qui ont terminé leur fermentation alcoolique. Nous attendons avec impatience qu’il rende son jugement.  Verdict : aucune urgence à l’écoulage. Les cuves sont bonnes et vont gagner encore à la macération.  Un petit bémol : une de nos cuves présente une légère note de réduction. Il nous conseille de faire un essai : on met un morceau de cuivre dans l’échantillon de cette cuve. En effet, le cuivre oxyde le vin et élimine les notes de réduction.    Jean-Luc, notre Mac Gyver maison, s’empresse de dénuder un fil électrique pour le plonger dans la bouteille échantillon. L’effet est fulgurant. Effectivement, le vin est bien meilleur. Il retrouve ses arômes de cassis. Merci Eric !

Après les déboires mécaniques, le ramassage se termine juste avant la nuit. Deux cuves supplémentaires sont remplies pendant le week-end.

 

samedi 13 octobre 2012

10EME JOUR DE VENDANGES


Aujourd’hui le soleil est enfin de retour ! La bonne entente règne entre les vendangeurs qui s’élancent en chantant à l’assaut des vieilles vignes de Duplessis.  La quantité n’est pas au rendez-vous. Habib, au chai avec Miloud et Alexandre, peine à remplir sa cuve.
 
Elisabeth et Sandrine, nos responsables du tri, commentent la qualité de la vendange : « c’est joli ici » ! Elles sont ravies, ce qui met Daniel, notre seul chauffeur de remorque sur la troupe en ce jour, de bonne humeur.

En parallèle, nous rentrons à la machine nos parcelles de cabernets sauvignons de Soussans. Là encore le temps ensoleillé met Jean-Claude, notre chauffeur, en joie. Aucun problème mécanique aujourd’hui. La parcelle est récoltée facilement.  Cependant, au chai, c’est la panique. Jean-Denis a un souci avec son trieur mécanique qui permet de séparer les baies des déchets. Il lui faut d’urgence une riveteuse pour réparer. Emilie se débrouille pour lui en apporter une avec diligence.

 


A La Tour de Bessan, c’est dans une ambiance détendue que Jean-Luc lance ses remontages, assisté d’Hedi et Bérénice. En effet, le ramassage est terminé pour eux. Les premières cuves de merlot ont été amenées au laboratoire. Les sucres ne sont pas encore entièrement transformés. Les degrés sont relativement élevés.

vendredi 12 octobre 2012

9ÈME JOUR DE VENDANGES


Les vendanges ont commencé ce matin sous un ciel menaçant. A La Tour de Bessan, la troupe achève de récolter les parcelles du plateau de Notton avant  de poursuivre avec celle de la Turne, notre plus jeune vigne de cabernets sauvignons.

Les vendanges ne sont pas « un long fleuve tranquille ». Il y a des jours où les problèmes techniques s’accumulent, c’était le cas aujourd’hui. La bande du conquet, qui permet d’acheminer le raisin jusqu’à l’érafloir-fouloir, s’est grippée  à plusieurs reprises, puis c’est ensuite au tour de ce dernier de se bloquer. Jean-Luc, notre maitre de chais, avec son flegme habituel, cherche des solutions, aidé par Hedi, qui, en démontant le hérisson (cylindre percé de trou qui permet l’éraflage), parvient à rétablir la situation. Quand la benne suivante arrive, le conquet est enfin dégagé.

A Villegeorge, l’activité reprend. Jean-Denis et Mickaël sont sur le pied de guerre pour rentrer leur première cuve de cabernet sauvignon. 

A Duplessis, journée sans vendanges. Habib prend soin de ses trois cuves et s’accorde une pause  déjeuner bien méritée au vue de la journée d’hier et en profite pour ramasser quelques cèpes. Et oui, la saison vient de commencer. Les bois fourmillent de cueilleurs de champignons.


jeudi 11 octobre 2012

8ÈME JOUR DE VENDANGES


Réponse à la question d’hier : avantages et inconvénients de la vendange mécanique et manuelle.


·        Vendange manuelle :

+ : La vendange est triée directement sur pied, plus le tri est effectué tôt et plus on optimise la qualité de la vendange.

Le raisin arrive entier au chai avec un minimum de jus.

- : Le coût de la main d’œuvre est très élevé.

L’assiduité n’est pas toujours garantie (notre troupe s’amenuise au fil du temps) et le rendement est fluctuant en fonction des parcelles et de la forme des troupes.

En particulier, le cabernet sauvignon ayant une rafle plus dure, l’avancement des vendangeurs est plus lent.

 

·        Vendange mécanique :

+ : Le ramassage est plus rapide et régulier, la main d’œuvre mobilisée est restreinte (2 personnes contre 50 personnes pour le ramassage manuel) donc les coûts sont diminués. La machine égraine les raisins, les grappes entières en retard de maturité restent sur les rangs ou sont évacuées ensuite au cuvier par notre trieur mécanique. Le tri des raisins en retard de maturité ne peut se faire en vendanges manuelles que sur la couleur : raisins non vérés.

- : On obtient plus de jus dans la remorque, les raisins sont un peu plus triturés. De plus, le matériel végétal est plus malmené.

Cependant, avec les dernières innovations en termes de machines à vendanger, ces inconvénients tendent à être corrigés.


Aujourd’hui nous essayons à Duplessis la machine à vendanger Pellenc selectiv’process, dotée d’un système de tri intégré. Ceci permet d’éliminer les morceaux de feuilles, les bois morts ainsi que les rafles directement sur la parcelle. De plus, la tête est équipée de tâteurs qui amortissement les mouvements du pied, ce dernier est donc beaucoup moins secoué.

Jean-Claude, notre super chauffeur, est conquis ! Habib, qui reçoit la vendange est lui aussi satisfait de la propreté de celle-ci.

Pendant ce temps là, la troupe entame l’ultime ligne droite du ramassage des cabernets sauvignons de Margaux. Les douleurs commencent à se faire sentir dans les articulations de nos vendangeurs aguerris. La récolte est plus abondante sur ces dernières parcelles, Emilie retrouve le sourire !



A Villegeorge, le rythme est encore au ralenti avant l’accélération de la fin de semaine.

mercredi 10 octobre 2012

7ÈME JOUR DE VENDANGES


Réponse à la question posée dans le billet d’hier : quelle est la journée type du Maître de chais pendant les vendanges ?



Il arrive le premier pour aérer le cuvier avant que tout le personnel ne rentre. En effet, le CO2 s’accumule pendant les fermentations. La ventilation tourne au maximum mais il vaut mieux ouvrir les portes en grand.

Il donne les consignes pour la préparation de la réception de vendanges. En effet, tous les jours, il convient de nettoyer toute la ligne de réception et la cuve de destination de la vendange.

Ensuite, il prend les densités de toutes les cuves en fermentation. Ainsi il voit si la quantité de sucres diminue régulièrement, donc que les levures font leur travail correctement. Il prépare les échantillons pour la dégustation quotidienne qui nous permettra de décider la fréquence et la durée des remontages sur chacune des cuves en fermentation.

Une fois la dégustation faite, il lance les remontages. Il s’assure que les pompes sont branchées sur les bonnes cuves. Il donne les consignes sur les temps de remontage. Deux séries de remontage sont lancées dans la journée : une le matin, l’autre l’après-midi.

En parallèle, il contrôle l’état des raisins à leur arrivée au chai, la provenance de la vendange. Il surveille régulièrement le niveau de remplissage de la cuve afin de ne pas la faire déborder.

A la fin de la journée, une fois les remontages terminés, la réception de vendange achevée et nettoyée, il refait le tour de ses cuves. Il reprend les densités, déguste pour déceler le moindre souci. Et rentre chez lui pour un repos bien mérité avant qu’une nouvelle journée harassante ne démarre.

Alors que Marie-Laure commence son voyage de promotion au pays du soleil levant, la troupe ramasse notre dernière parcelle de merlots de graves, située sur Soussans et qui rentre à Villegeorge. A Moulis, nous vendangeons les parcelles devant le cuvier à la machine, toujours pilotée par Jean-Claude, notre expert. Comme les vignes sont bien tenues, la récolte mécanique s’en trouve facilitée. Les cuves se remplissent petit à petit. A la Tour de Bessan aujourd’hui, le rythme est plus calme puisqu’il n’y a pas de ramassage en attendant la dernière ligne droite demain.

Question du jour : quels sont les avantages et les inconvénients de la vendange mécanique et la vendange manuelle ?

mardi 9 octobre 2012

6ÈME JOUR DE VENDANGES


Après un week-end pluvieux, nous entamons la deuxième semaine de vendanges.

La troupe  s’élance enfin à Duplessis. Habib, dans les starting-blocks depuis 15 jours,  attend la récolte de la parcelle des Pommiers, une de nos meilleures parcelles de vieilles vignes. Thierry, en bon chef d’orchestre, coordonne le travail des coupeurs et des porteurs.

A Villegeorge, les remontages vont bon train.  Jean-Denis et Mickaël bichonnent leurs trois cuves. La première, ramassée par le Fouquet’s, a été envoyée au laboratoire pour vérifier sa teneur en sucres. A priori, elle est finie.

Pendant ce temps là, Jean-Claude est parti à l’assaut des cabernets sauvignon de la Verdotte sur sa superbe machine à vendanger. Avec Jérôme, il peaufine les réglages de la machine afin d’optimiser la qualité de la récolte, sans abîmer le matériel végétal. 

 
A La Tour de Bessan, nous dégustons les cuves de merlots qui dégagent des parfums exquis de fruits rouges bien mûrs. Nous terminons par notre essai de cépages du conservatoire, vinifié dans des garde-vin de 2hl. Sylvia assure les pigeages de ces petits contenants, Bérénice les remontages, Hedi la préparation de la réception de vendanges. Et Jean-Luc… et bien on se demande.  Et oui, quel est le travail du Maître de chai ? C’est à vous de jouer et on vous donne la réponse demain.