mardi 6 octobre 2009

Troisième semaine de chaleur!...





Il fait chaud dès le lever du soleil : 20°C ; on se croirait en été! La troupe de vendangeurs diminue chaque jour, aujourd’hui nous avons mené encore un rang de moins! Retour sur La Tour de Bessan pour ramasser le matin quelques Cabernets  Sauvignon à Gondat, puis retour à Moulis pour continuer les vieilles vignes. Les Cabernets Franc de Bégu sont magnifiques comme nos petits Verdots ; ces deux parcelles rentrent systématiquement chaque année dans le Duplessis. Il y en a peu mais c’est du concentré de bons fruits et de beaux tannins. Nos vendangeurs rescapés souffrent, il fait 30°C et la vigne n’offre pas d’ombre. Dans les chais, les températures sont maîtrisées, mais il faut toute l’adresse des responsables de chais pour anticiper les pics. C’est une année chaude en tout point. Les nerfs sont mis à rude épreuve.

lundi 5 octobre 2009

Retour à Margaux

La chance continue à nous sourire puisque malgré les prévisions météo pessimistes, le temps reste incroyablement  chaud pour la saison. Nos troupes reprennent le chemin de La Tour de Bessan où les attendent les grappes bleutées de la parcelle N°4 ; cette fois-ci, c’est du Cabernet Sauvignon, plus dur à couper. Il faut presque la journée pour venir à bout de la parcelle tant la chaleur de l’après midi ralentit l’ardeur des cueilleurs. Dans les chais, à Moulis, Habib surveille avec attention les températures de ses cuves qui ont la fâcheuse tendance à grimper ; Sandrine l’aide à réaliser les remontages, arrosant scrupuleusement le chapeau de marc de chacune de ses protégées.

A Villegeorge, la cuve N°23, qui arbore l’insigne du Fouquet’s, est surveillée par Jean-Denis comme le lait sur le feu. Elle a droit à un refroidissement par ruissellement (c’est l’eau du puits !) et deux remontages espacés de plusieurs heures pour bien l’aérer et extraire les tannins et anthocyanes qui se cachent dans les peaux. A la vigne, les  cabernets continuent à mûrir. Il nous reste encore une semaine avant d’avoir tout vendangé.

samedi 3 octobre 2009

Une journée formidable



En ce samedi matin, nous attendons à 8h l’équipe du Fouquet’s : 15 personnes représentant les 300 salariés et de nombreux corps de métiers: les métiers de bouche et le service restaurant, la technique, la comptabilité, les finances, les  achats, le spa, les services de l’hôtel : butler et intendante, le service qualité…Nos hôtes sont ponctuels, le petit déjeuner se partage avec une partie de nos équipes, les autres étant dans les chais. Les présentations se font simplement dans une ambiance détendue et conviviale puis la troupe s’équipe : bottes et tabliers fournis par le Fouquet’s, polos par Villegeorge. Nous sommes étampés des deux logos. Eric Boonstopel qui dirige le Fouquet’s porte la hotte ainsi que Maître Cornette de Saint Cyr et Jérôme Schehr (DAF : directeur administratif et financier) ; Christian Rossi (directeur des Achats) disparait dans les rangs de vigne, accroupi pour couper les grappes, hélé régulièrement par un de ses équipiers qui s’amuse de cette proximité inhabituelle.



L’osmose entre ces deux mondes, celui du luxe de la capitale et celui de la terre médocaine, se fait naturellement. Thierry apprécie l’ambiance détendue mais travailleuse ; tout le monde s’entraide et se réjouit de la qualité de la récolte 2009. La grillade du déjeuner rassemble tout le monde, les discussions sont animées, amicales. Fierté de partager un métier d’un côté et saine curiosité de l’autre font bon ménage. L’ardeur de nos partenaires fait l’admiration des médocains, un respect mutuel s’installe sur des valeurs de travail, de qualité et d’amitié. Le programme est respecté au-delà de nos espérances ; nos hôtes parisiens se révèlent être des coupeurs efficaces et volontaires, les porte hottes ne sont pas en reste. On récolte 6 charges et demi, soit une cuve qui devrait donner ensuite environ 6 000 bouteilles !

Le bonheur se lit sur les visages fatigués en fin de journée.



Tout le monde se retrouve au cuvier autour de Jean-Denis pour voir cette fameuse cuve 23 qui matérialise notre récolte commune.


Le diner clôture cette mémorable journée ; des propos amicaux et des cadeaux s’échangent de part et d’autres. On promet de se revoir. La fin de soirée est chargée d'émotion au moment de se dire au revoir et à l'année prochaine.




Les merlots d'Avensan


La troupe se faufile entre les rangs à Avensan pour récolter une plante qui commence à prendre de l’âge ! Chez nous quand une parcelle n’a pas 10 ans, elle garde ce statut . Les grappes sont mûres, sucrées et conservent ce bon goût de fruit réservé à ceux qui n’ont pas dépassé la date de maturité. Au-delà, à  surmaturité, les Merlots tournent au pruneau, et perdent leur origine, celle du terroir qui les a vus naître. A Villegeorge, on est fier de nos racines ; on aime retrouver ce style unique, cette grâce, cette trame de tannins élégante, cette finesse de l’arôme. Jean Denis, au chai, tempère les cuves en fermentation pour mieux les « travailler » : deux remontages avec aération en début de fermentation ; on sent la fraise des bois, la violette et le cassis. Le 2009 est en train de se faire…Demain, un grand jour s’annonce : on attend 15 personnes de l’équipe du fameux Fouquet’s Barrière (vous savez, sur les Champs Elysées au coin de la rue Georges V). On va travailler ensemble, partager concrètement une journée de récolte. Encore une histoire fabuleuse à raconter.

jeudi 1 octobre 2009

Journée Vieilles vignes à Moulis

La journée s’annonce plus chaude dès le matin : 16°C ; les vendangeurs sont partis arpenter les règes au petit jour. Après la parcelle des Pommiers, ils ont vendangé les plus vieilles vignes de la propriété : le Chalet, mélange de Merlot et de Cabernet Franc . Le temps s’étire : beaucoup de marche pour un faible butin ! la récolte est maigre mais de grande qualité. Habib, Sandrine et Jérôme accueillent la vendange et soignent les premières cuves dans les chais de Duplessis.
A Soussans, on rentre la parcelle de Merlot de Cenot, qui fait partie des meilleures de La Tour de Bessan. Peu de rendement, une couleur d’encre, encore une belle cuve en perspective.
La fatigue commence à se lire sur certains visages ; mais il reste encore quelques longues journées en perspective avant de tout ramasser.

mercredi 30 septembre 2009

Soleil de plomb à Duplessis


Le jour se lève sous la fraîcheur matinale ; il fait 8°C quand notre troupe de vendangeurs part à l’assaut de nos vieilles vignes de La Morère à Moulis . La vendange est belle, Habib, qui dirige les opérations au cuvier, est très satisfait. Il se remémore avec émotion le millésime 1989, et compare la taille des grappes, la couleur du jus. L’après midi il fait 30° C dans la parcelle des Pommiers, les coupeurs sont en nage mais arpentent les rangs serrés (1 m entre chaque rang). A Villegeorge et La Tour de Bessan, on soigne avec attention les cuves qui fermentent, on leur prend la densité, la température, on les aère, les rafraîchit. Tout le monde a le sourire : il fait beau, la vendange est belle, la fatigue s’envole.

mardi 29 septembre 2009

Juillet en septembre...

Le temps reste remarquablement estival avec un record cet après midi à 29°C.


Après Villegeorge hier, nous retournons à La Tour de Bessan pour ramasser les quelques Cabernets Franc d’âge vénérable ( 45 ans) à Arsac puis notre plus vieille parcelle de Merlot de Soussans, pas loin de la tour de garde du XIIème siècle.


Nous commençons nos vendanges à Duplessis : sur sol argilo-calcaire, la maturité est toujours un peu plus tardive que sur les sols de graves de Villegeorge et La Tour de Bessan. C’est à Moulis que ce cépage est le plus représenté : 60% de notre surface viticole. Et pendant ce temps, dans les chais, les équipes s’activent autour des cuves en fermentation ; refroidissant les ardeurs des levures pour mieux allonger cette phase de la vinification, aérant le moût pour favoriser l’extraction de la couleur et des tannins et assurer le bon développement des levures.