mardi 11 juin 2013

Ca y est : le Duplessis 2011 est en bouteille !

Après quelques péripéties, la mise en bouteille du Château Duplessis et du Cardinal 2011 s’est enfin terminée.
Initialement prévue du 03 au 05 Juin 2013, elle a été retardée d’un jour.
C’est Thierry Bergeon Embouteillage (TBE) qui assure la prestation de mise en bouteille avec une chaine mobile installée sur un camion.
Nous commençons le 4 juin par la mise en bouteille des vendanges du Fouquet’s. Cette cuvée récoltée avec l’équipe du Fouquet’s et nos partenaires a été vendue aux enchères l’an dernier, les bénéfices de la vente ont été reversés à la communauté de commune du Gabardan pour reboiser la forêt des Landes. C’est suite à la tempête Klaus de 2009 qu’est né ce partenariat. Ce sont 186 magnums et 2 232 bouteilles qui sont produits ce jour-là, avant d’entamer la mise du Duplessis. Celle-ci sera vite interrompue à cause d’une panne sur la boucheuse.
La chaine d’embouteillage se compose d’une palette de filtration à cartouches permettant de retenir les dernières particules en suspension dans le vin et d’assurer ainsi sa limpidité. Puis le vin passe dans la tireuse, composée d’une cuve tampon et de 24 becs qui assurent le remplissage de la bouteille.
Quant aux bouteilles, après avoir été déposées sur le tapis de la chaine, elles sont attrapées par le col et retournées afin d’être rincées. Elles arrivent ensuite sous la tireuse où une palette les hisse sous le bec, le remplissage se faisant sous vide d’air. Elles sont ensuite acheminées sous les têtes de bouchage (il y en a 8) et terminent le voyage en station debout pendant au moins 3’30 ‘’ pour terminer couchées dans des box. Une équipe de cinq personnes travaillent en permanence sur cette chaine, dirigée par Frédéric Jean avec lequel nous travaillons depuis 10 ans.
Le moteur de la boucheuse a été changé mais il est trop tard pour commencer à mettre le Duplessis 2011 en bouteille. Nous reprenons le lendemain matin et la journée se passe sans encombre; au bout de 2 jours la production de Duplessis est embouteillée, cela représente 59 400 bouteilles soit 445 hectolitres.
Vendredi 07 Juin, c’est le Cardinal de Duplessis qui est conditionné : 30 700 bouteilles sont produites.




vendredi 7 juin 2013

La médocaine ou la victoire d’une équipe

Ce samedi 25 Mai, l’équipe des Vignobles Marie-Laure Lurton est présente sur la ligne de départ du vinathlon édition 2013, après 10 ans d’absence.
Cette année ce sont 7 517 participants à La Médocaine, un record, qui ont pédalé sur les 6 circuits traversant les Châteaux du Médoc qui ouvrent leurs portes pour le ravitaillement des coureurs. Même s’il est préférable de boire de l’eau pour finir la course, certains en profitent pour enrichir leur culture du vin. Un trophée récompensant le meilleur déguisement, les imaginations débordent ! Ainsi nous avons pu croiser un attelage de bretons tractant une cabane à crêpes et les distribuant généreusement aux points de ravitaillement.
Le vinathlon est un challenge inter-entreprise qui regroupe les partenaires de la Médocaine et combine des épreuves : circuit 50 kms à VTT + 5 défis « ludo-œno-sportifs ».
8h45, l’équipe composée d’Habib, Miloud, Jean-Denis, Emilie et Sylvia, tous vêtus de leur tee-shirt aux couleurs de l’entreprise, donne les premiers coups de pédales.
8h47, après le premier virage et l’entrée dans les bois, un premier incident technique est à signaler : Sylvia a crevé… ce qui ne manque pas de faire rire tous les concurrents qui passent devant nous pendant la réparation. Heureusement, Habib et Jean-Denis ont tout prévu et en moins de 5 minutes, la chambre à air est changée et nous voilà repartis.
Nous arrivons au Château Giscours, lieu du premier défi composé de 2 épreuves : du VTT polo et un jeu de pesée. C’est Habib et Miloud qui sont désignés pour relever le défi. Le but consiste à faire passer un maximum de fois un petit ballon entre les pieds d’une chaise, armé d’un maillet et à vélo, sans poser le pied par terre ; le tout en 1’30. Ils marquent 7 points, ce qui est un bon score. Tous ensemble, nous nous attelons à deuxième épreuve. Nous devons soupeser 3 colis (A-B-C) et donner la différence de poids entre les colis A et B et entre B et C. Avant de partir, on annonce une des épreuves qu’il faudra accomplir au défi n°3 : nous devrons ramener un concurrent prénommé Nicolas et une concurrente prénommée Virginie au Château Desmirail.
Nous repartons pour à peine 3km, direction le Château d’Angludet. Un premier passage boueux nous ralentit dans notre avancée et crée quelques bouchons. A l’arrivée au Château, nous nous regroupons mais nous avons perdu Jean-Denis. Après 15minutes, celui-ci fait enfin son apparition : encore une crevaison à déclarer, et donc un changement de chambre à air. 2 épreuves nous attendent pour ce défi : un jeu d’adresse et une devinette. Sylvia attache une boite de mouchoirs contenant 8 balles de ping-pong dans son dos, elle doit sauter pour les faire sortir de la boite, Jean-Denis et Miloud doivent les récupérer à l’aide d’un filet à papillon : ils récupèrent 7 balles sur 8. Habib, les yeux bandés, se charge de deviner quel est l’objet enfoui au milieu d’une purée de vermicelles, il l’identifie en quelques secondes : un bouchon en plastique.
L’étape suivante se déroule à Desmirail. Nous arrivons sans avoir trouvé Nicolas et Virginie. C’est sur la route que nous finissons par les dénicher après avoir scandé ces deux prénoms pendant 10 minutes. Cette épreuve terminée, nous enchainons avec une épreuve d’adresse. Habib porte une hotte de vendange, Jean-Denis envoie des balles à Miloud qui doit les faire rebondir sur le sol puis sur le mur avant qu’Habib les récupère dans sa hotte : 8 balles sur 10, le résultat est satisfaisant. La dernière épreuve consiste à traduire une phrase énoncée en patois. Après plusieurs appels à un ami nous répondons : « j’ai le vu le coq qui faisait le beau de l’autre côté du chemin ». Nous repartons pour 1,4km jusqu’au Château d’Issan.
Encore 2 épreuves nous attendent. La première est une épreuve d’habilité et de rapidité, Sylvia monte dans une brouette qui sera poussée par Jean-Denis, de dos et les yeux bandés, à travers un parcours d’obstacles qui ne doivent pas être touchés. Nous ne sommes pas sûrs d’avoir été les plus rapides mais nous n’avons touché aucun plot. Puis, il nous faut identifier trois objets cachés dans des boites en métal en 1’30.
Enfin, nous repartons vers le dernier défi du Vinathlon : la chocolaterie de Margaux où deux challenges restent à faire. Pour le premier, Emilie, Jean-Denis et Miloud se portent volontaires. Une guinette est suspendue à une épingle à linge tenue par un fil au plafond. Ils doivent se placer à 1 m de la guinette et souffler dessus pour faire balancier et l’attraper dans leur bouche pour la manger : en 48secondes le défi est relevé. Nous avalons un copieux déjeuner avec les autres concurrents puis nous accomplissons notre dernière épreuve : trouver 12 objets dans un dessin, Habib et Sylvia se révèlent les plus performants. Il est 12h30, nous n’avons parcouru que 15 km, il est grand temps de se remettre en route pour accomplir les 35km restants, nous ne sommes pas là que pour rigoler !
Malheureusement, nous sommes vite freinés dans notre élan puisque, au bout de 3 km, Habib perd une pédale. Il nous encourage à partir devant, le temps de trouver de quoi réparer. Nous longeons donc les bords de Garonne dans un chemin très boueux, certains mettent pieds à terre mais Emilie préfère un bain de boue ! Miloud et Sylvia passent l’obstacle sans soucis. Encore 5 km et c’est Jean-Denis qui crève de nouveau ! Le constat est sans appel, son pneu est mort. Il doit rallier le prochain village coûte que coûte, une nouvelle chambre à air et un bout de scotch feront l’affaire. Habib nous rattrape, sa pédale revissée !
A Lamarque, bandas et ravitaillement nous attendent. Miracle, un réparateur de vélo s’est installé sur la place et remet les vélos en état. Nous repartons gaiement, nos vélos propres et réparés. Nous roulons 10 km sans encombre mais le marais d’Arcins est fatal au dérailleur de Sylvia et immobilise son vélo. Heureusement, Damien, un concurrent bienveillant, le remet sur roues en peu de temps. Nous voilà repartis pour terminer la course, nous franchissons la ligne fourbus mais heureux d’avoir partagé ce moment tous ensemble.
Encore bravo aux organisateurs de la course et surtout aux bénévoles qui nous ont accompagnés et supportés tout au long de la course.
Nous n’apprendrons que lundi que nous sommes 1er du challenge château et 4ème au classement général du vinathlon avec 4 217 points et 7h30 passés sur le vélo. Un regret, celui de ne pas être restés à la remise des prix et donc ne pas être montés sur le podium.






mercredi 22 mai 2013

Silence, ça pousse !
Depuis mercredi, Hervé Bassan, entrepreneur viticole, est à l’ouvrage. Aidé de Boris et Tony, il plante à la machine 3,5 hectares sur les parcelles de la Verdotte., commune de Cantenac en appellation Margaux
Il utilise un procédé révolutionnaire en viticulture. La parcelle a préalablement été délimitée à l’aide d’un GPS qui a enregistré les coordonnées et va alors guider le tracteur dans les futurs rangs de vignes. Plus besoin de chauffeur au volant, sauf au changement de rang!
A l’arrière du tracteur, Hervé et Tony sont installés sur une « plate-forme de plantation » de part et d’autre d’un coutre, sorte de grande dent qui va d’abord ouvrir un sillon pour l’installation des marquants et des plants puis le reboucher pour les maintenir en place. Le tracteur est également équipé d’un grand réservoir à eau qui va permettre d’ajouter une quantité d’eau, définie en fonction des paramètres de la parcelle, pour chacun des pieds, dans notre cas ce sera 3l. Ils doivent donc travailler de concert, Tony place le marquant  (le petit piquet qui sert de tuteur et de protection à la jeune pousse) juste après l’ajout d’eau et Hervé enchaine avec le plant ; la synchronisation doit être parfaite et la concentration maximale. Une fois lancé dans le rang le tracteur ne s’arrêtera qu’à l’autre bout, un marquant mal placé ou une perte dans le rythme et la plantation sera mal faite, nécessitant un arrêt dans ce processus bien huilé.
Les plants sont préalablement préparés par Jean-Claude, notre tractoriste, en effet il faut recouper les racines à l’aide d’un sécateur pour donner de la vigueur au plant et favoriser son implantation.
 En 3 jours et demi, ce sont 13 400 pieds de Merlot et 12 000 pieds de Cabernet Sauvignon qui ont donc été plantés. Sans l’aide de cette machine, il aurait fallu 3 semaines.
Un bémol tout de même : cette technique nécessite des sols parfaitement préparés pour que le GPS ne se dérègle pas et que les plants soient alignés et équidistants les uns des autres.
D’ici 3 ans, ces parcelles rentreront en production pour le Château La Tour de Bessan.


SOIREE WINE BUSINESS CLUB

Jeudi 16 Mai le Wine Business Club, présidé par Alain Marty, journaliste et animateur de la fameuse émission “In Vino BFM”, se réunissait à l’Hôtel Bristol.
 
Après une conférence sur l’Afrique du Sud et les partenariats culturels avec la France, l’ensemble des personnes présentes a participé à une dégustation très éclectique : un rosé de Provence de Bernard Magret, des eaux de vie de Glenlivet, du Cognac de la famille Godet, du Champagne Perrier Jouet, deux vins blancs de Loire du Château de Fontenay…et quelques vins d’Afrique du Sud. Je présentais l’Etoile de Villegeorge 2010 qui a eu beaucoup de succès, certains dégustateurs revenant y goûter une seconde fois.

Deux interviews ont ponctué la dégustation : Alain Marty a mis en avant deux dirigeants : en premier lieu le Président de Delpeyrat, Thierry Blandinières, puis le Directeur Général d’HSBC, Jean Beunardeau, dont j’ai eu le plaisir de partager la table.

Le diner, élaboré par le chef étoilé, Eric Fréchon, a réuni tous les convives autour des vins. Nathalie Carli, propriétaire du Château de Fontenay a présenté ses deux vins blancs : le premier un Sauvignon 2011, en appellation Touraine, d’une grande netteté, exprimait le fruit mûr et la minéralité de son cépage. Le second, un chenin demi sec 2009 (IGP Val de Loire), étonnait par son équilibre : les sucres résiduels tempéraient parfaitement l’acidité de ce cépage.
Les mariages avec les plats étaient parfaits.

Puis une petite pause dans le diner avec la présentation du livre très romanesque de Christine Kerdellant, directrice adjointe de l’Express et directrice de la rédaction de l’Expansion, “J’ai bien aimé le soir aussi”. Un roman écrit à deux : une même histoire narrée par les deux protagonistes.

Puis ce fut mon tour de présenter les deux vins servis sur le plat principal.
George Lepré, sommelier de renom et chanteur d’opéra de grande classe, était là pour mettre en avant les vins et leurs productrices. Il m’avait très rapidement mis au courant de certaines subtilités : le millésime du Villegeorge avait été caché et devait être trouvé par les membres du WBC. J’ai donc présenté les deux vins : Duplessis 2007 et Villegeorge 2006 (sans prononcer l’année, bien sûr!) en répondant aux questions de Georges Lepré. Ces deux vins ont été servis sur un quasi de veau aux morilles et asperges vertes : un véritable délice et une excellente association.
Mes voisins de table ont tenté subtilement de me faire parler mais ce fut peine perdue!
Le moment du dépouillement a permis de découvrir quelques réponses incongrues : 2010, 2000 mais d’autres plus logiques : 2002, 2005.
Un tirage au sort a été organisé de façon à récompenser un unique gagnant.
A ma table, mon voisin de droite, très modeste dans ses capacités gustatives, avait trouvé la bonne réponse ainsi que Monsieur Blandinières.

Le repas s’est terminé sur un clafoutis aux poires et aux amandes servi avec un Clos Haut Peyraguey 2009, de belle facture, élaboré par Martine Langlois-Pauly avant qu’elle ne vende sa propriété à Bernard Margrez.

Ce fut une soirée très réussie où les vins ont été mis à l’honneur grâce aux interventions d’Alain Marty et Georges Lepré, à la cuisine d’Eric Fréchon, à la qualité du service et à la gentillesse de tous les participants.


jeudi 16 mai 2013

L’ALLIANCE DES CRUS BOURGEOIS accueille L’Association de Wine Educators (AWE) au Château Paveil de Luze

Vendredi 9 Mai (un des fameux ponts français !), Frédéric de Luze, Président de l’Alliance des Crus Bourgeois, a reçu une vingtaine de représentants de l’Association des Wine Educators qui fêtait ses 20 ans.

Chaque appellation était représentée par un viticulteur :

Le Médoc par le Château d’Escurac, excellent cru dirigé par Jean-Marc Landureau qui préside la commission technique de l’Alliance.
Saint Estèphe était illustré par le fameux Château du Crock (connu des marathoniens pour sa célèbre côte!) qui appartient à la famille Cuvelier. Olivier est aussi vice président de l’Alliance.
Château Fonbadet, managé avec charme et dynamisme par Pascale Perronie, représentait de belle manière l’appellation Pauillac,


Mathieu Thomas avec le Château Reverdi démontrait la bonne tenue des vins de Listrac,
Le Château Maucamps, représenté par son directeur technique, affirmait toute l’élégance des Haut Médoc.
L’appellation Margaux, avec le Château Paveil de Luze, était un parfait exemple de finesse et d’équilibre.
J’avais l’honneur de défendre les couleurs de Moulis avec Château Duplessis, dont j’ai eu grands compliments.

La soirée, commencée par un verre de champagne à la demande de nos hôtes, s’est ensuite prolongée par une dégustation du millésime 2010. Chacun de nos invités a noté avec concentration et intérêt les caractéristiques des vins, n’hésitant pas à questionner les viticulteurs présents.

Pour le diner, c’est le millésime 2005 qui été mis à l’honneur ; seul le Château Reverdi a dû présenter son 2006, faute de 2005.
Chacun d’entre nous a présenté les vins des autres producteurs, à nos tables respectives.

Une soirée pleine de convivialité et d’humour : nous avons eu droit à plusieurs discours puis à un duo d’artistes : un chanteur à la voix remarquable accompagné d’un joueur d’harmonica. Les paroles étaient très comiques et bien appropriées au travail de dégustation de l’association.

Nos convives ont apprécié la convivialité de l’accueil, la qualité des vins ainsi que la diversité de leurs styles. Ce sont des courroies de transmission indispensables à l’éducation des personnes aux vins de Bordeaux et d’ailleurs.
Parmi les membres de cette prestigieuse association, on trouve deux « bordelaises » : Brinda Bourhis, qui dirige Spreechmark et grâce à qui j’ai obtenu le niveau 3 du WSET (diplôme anglais de dégustation) et Wendy Narby qui porte la bonne parole des vins de Bordeaux avec charme et compétence.


Frédéric de Luze a clôturé la soirée en offrant le kit des Crus Bourgeois : une clef USB, outil d’information complet sur l’Alliance et un tablier… à ne porter qu’en cas de parfaite connaissance des Crus Bourgeois et de ses adhérents !

mercredi 24 avril 2013

Une journée au Fouquet’s, deuxième partie !

Dans la continuité des « Vendanges du Fouquets, » le deuxième groupe des Vignobles Marie-Laure Lurton s’est rendu le Vendredi 19 avril au Fouquet’s.
Il est 6h00 quand l’équipe se retrouve au bar de la gare de Bordeaux autour d’un bon café.  Les yeux encore mi-clos, le sourire illumine déjà les visages dans la perspective de cet échange inédit.
Viviane, Sylvia, Emilie, Habib, Jean-Luc, Hedi et Jean-Claude prennent place à bord du train. Les 3h15 de voyage sont l’occasion de partager un bon moment de convivialité et de se préparer au travail qui les attend.
Les vestes et les cravates sont de sortie et après un petit périple en métro, notre équipe se retrouve sur les Champs Elysées en face de cet établissement mythique.
C’est un accueil chaleureux qui attend les travailleurs d’un jour autour d’un petit déjeuner dans un salon privatisé pour l’occasion. Christian Rossi, Directeur des Achats du Fouquet’s et Florence Ledru, responsable qualité assistée de Sophie, présentent le programme de la journée.  Nous devons nous répartir dans 9 services : cuisine et salle du restaurant Fouquet’s, cuisine du restaurant Diane, pâtisserie, housekeeping, conciergerie, sécurité et technique, buttler et  roomservice. Chacun sait où il veut aller et les affectations se font rapidement, au grand étonnement de nos hôtes ! Florence est parfaitement organisée, elle prévoit de faire tourner chacun d’entre nous sur 3 services. A 10h30, nous rejoignons notre premier poste auprès du chef de service.
Ces « micro-stages » nous ont permis de rencontrer les chevilles ouvrières de cette belle institution, de découvrir chaque corps de métier, d’en apprendre plus sur l’histoire de la maison. Ainsi, Tonio, Sommelier depuis 35 ans au Fouquet’s a une histoire pour chaque table et des anecdotes à revendre.
Vers 15h30, après 4h d’immersion dans les différents services, notre groupe se réunit de nouveau dans le salon Louis Delluc, où une collation nous attend. C’est un véritable festin qui vient clôturer cette belle journée. Les chefs de service nous ont rejoints et nous débriefons ensemble sur cette expérience inoubliable. Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, lorsque Christian propose une visite privée de l’hôtel tout le groupe répond présent. Et nous voici déambulant dans les coulisses de l’établissement. La promenade se termine par la visite de la suite « duplex » qui nous émerveille tous : la vue sur la Tour Eiffel est splendide ! Et petit détail d’importance : une petite ruche est installée sur la terrasse. Nous immortalisons cet instant par une photo avec nos hôtes.
A 17h30 il temps de remercier chaleureusement l’équipe. Nous repartons le cœur déjà plein de nostalgie mais la tête pleine de merveilleux souvenirs. 
Nous avons tous passé une journée mémorable. Encore une fois, nous avons été épatés par la logistique, l’organisation au millimètre dans tous les services, et surtout la cohésion entre tous les membres du personnel. L’établissement compte 380 salariés. Le volet social du développement durable y prend tout son sens.

Nous mettrons tout en œuvre pour  que les échanges entre ces deux univers si différents perdurent !

mardi 23 avril 2013

Le printemps est enfin là !

Après un hiver exceptionnellement gris et humide, le soleil est de retour.  Entre le mois d’octobre et le mois de mars il est tombé 660 mm de pluie, soit 25% de plus que la moyenne trentenaire. Nos vignerons ont été courageux et endurants pour effectuer tous les travaux d’hiver : taille, pliage, acanage, sécaillage…
Les températures fraiches de début avril ont retardé le débourrement mais la chaleur qui s’est installée depuis le 13 avril a fait évoluer rapidement la végétation.
Ainsi au bout de 10 jours, on est déjà au stade 3-4 feuilles étalées sur les merlots des secteurs précoces.  La période végétative a enfin démarré ; nous repartons vers un nouveau cycle avec l’effervescence qui va avec. Habib a reçu ses serpettes pour pouvoir effectuer les travaux en vert qui vont débuter dans quinze jours. Il est en train de finaliser le recrutement des saisonniers qu’il va encadrer.
L’herbe suit le tempo et pousse rapidement. Les tracteurs sont de sortie avec leur équipement pour effectuer le travail du sol : chaussage, décavaillonnage, passage des griffes… Il ne faut pas perdre de temps car la nature ne nous attend pas !
Nous espérons, comme tous nos amis viticulteurs, que les températures ne vont pas chuter brusquement : le risque de gel printanier est encore d’actualité. Gardons notre « self control » jusqu’aux saints de glace ! Le 13 Mai, notre angoisse touchera à sa fin ; après il peut y avoir aussi la grêle mais ne pensons pas au pire !