mercredi 9 janvier 2013

ASSEMBLAGES DE NOS TROIS CRUS


Nos assemblages ont été effectués lors de deux dégustations.


La première le 6 décembre s’est déroulée à Villegeorge. Etant donné le peu de volume produit cette année, nous avons décidé de faire l’assemblage du Villegeorge puis celui du Duplessis. Nous avons profité d’un créneau de dernière minute dans l’emploi du temps surchargé d’Eric Boissenot.

Pour Villegeorge, nous avons choisi un assemblage de 62% de Cabernet Sauvignon, complété de 32% de Merlot. Un beau vin mais un volume très réduit, seulement 21 000 bouteilles (contre 36 000 en 2011).

Pour Duplessis, la dégustation fut différente, un peu plus longue car les lots étaient plus nombreux et le choix plus compliqué. Nous sommes tombés d’accord sur un volume faible de grand vin mais dont l’équilibre nous convenait ; la production est  en baisse bien sûr par rapport à l’an dernier (42 000 bouteilles au lieu des 58 000 de l’an dernier) mais ce vin fait la part belle au Merlot (cépage majoritaire sur la propriété) 56%, le Cabernet Sauvignon a aussi une place importante avec 27%, l’ensemble est complété par 15% de Cabernet Franc et 2% de Petit Verdot.

Le 21 Décembre, nous avons retrouvé Eric Boissenot au Château La Tour de Bessan pour réaliser l’assemblage du 2012.

Le nombre de lots était plus important que sur les autres propriétés du fait de la plus grande surface du vignoble et de la sélection de presse assez pointue demandée par notre conseil.

Après le défilé de chacun pour déguster l’ensemble des vins présentés, Eric nous a fait part de son choix et nous en avons discuté. Nous avons même testé l’ajout de deux lots (l’un après l’autre) qui nous semblaient convenir mais le test fut négatif : l’ajout de ces deux vins amoindrissait la qualité de l’assemblage. Nous avons donc résolu d’accepter pleinement le choix d’Eric malgré une quantité insuffisante. Prévision de 65 000 bouteilles contre 68 000 l’an dernier (la différence est moindre par rapport aux deux autres propriétés). Au niveau encépagement du vin : 1%  de Cabernet Franc, 39% de Cabernet Sauvignon et 60% de Merlot.

Il reste à réaliser les assemblages et descendre les vins pour qu’ils puissent affiner leurs tannins en barriques. Il faudra qu’ils soient prêts pour les dégustations primeurs de début Avril.

mardi 8 janvier 2013

MEILLEURS VOEUX 2013!

Les Vignobles Marie-Laure Lurton vous souhaitent une merveilleuse année 2013!
 
 

vendredi 16 novembre 2012

VOYAGE A FLORENCE


Le groupe des GREAT WINE CAPITALS (GWC) mis en place par la Chambre de Commerce de Bordeaux, il y a quelques années, organise annuellement ces Assemblées Générales dans les différentes capitales.
Cette année, c’était la capitale de Toscane, Florence, qui nous recevait.
L’organisation de ce voyage était parfaitement orchestrée par Catherine Leparmentier, dynamique secrétaire internationale mais néanmoins bordelaise. Son relais était assuré sur place par une agence réceptive jeune et efficace.
Nous avons donc eu le plaisir de passer trois jours dans cette ville musée, riche de son histoire et de sa culture.
Le mercredi 7 novembre nous avons pu visiter trois belles propriétés distinguées par un Best of décernés par les GWC : elles se situaient toutes dans l’appellation Chianti Rufina (la plus petite : 700 ha) ; la plus connue Chianti Classico occupe une surface plus de dix fois supérieure (8 000 ha). Le cépage principal est le Sangiovese qui doit représenter au moins 80% de l’assemblage. Les cépages complémentaires autochtones sont le Canaiolo et le Colorino mais il est possible aussi d’utiliser des cépages "internationaux", comme le Cabernet Sauvignon et le Merlot, avec un ratio maximum de 20%.
La particularité du Chianti Rufina est d’être situé en altitude entre 300 et 500 m. Cela donne des vins moins riches en alcool et plus acides : leur équilibre est plus sur l’élégance et la fraicheur.
C’est la célèbre famille Frescobaldi qui possède la plus grande surface de cette appellation avec 200 ha.
La première propriété visitée : Azienda Agricola Colognole (www.colognole.it)
 était en fin de récolte des olives. Nous avons pu visiter les chais enterrés et gouter un certains nombre de vins. La famille qui possède ce domaine fait un travail important de sélection de clones de San Giovese adaptés  à leurs propres parcelles. Elle a développé une activité d’hébergement en complément de la production d’huile d’olives et de vins.
La seconde propriété était un magnifique château datant de la renaissance : Castello del Trebbio (www.vinoturismo.it). Nous avons été accueillis par le cousin des propriétaires, un homme charmant et plein d’humour qui a retracé le passé célèbre de cet édifice qui fut la propriété de la famille Pazzi (celle qui voulait prendre le pouvoir à Florence en tentant de tuer les Médicis). C’est en 1968 que les parents de l’actuelle propriétaire ont acheté ce château et décidé de s’y installer avec leurs cinq enfants. Leur fille a repris la direction du domaine lors du décès de ses parents ; son mari est wine maker et ils ont développé la surface du vignoble ainsi que la production d’huile d’olive. Nous avons trouvé les vins particulièrement bons. Ce domaine a été gratifié d’un Best of d’Or pour son restaurant. Nous avons eu la chance d’y déjeuner.
La dernière des propriétés visitées possède un moulin (pour faire de la farine) et il a été totalement restauré. Ils sont orientés en viticulture bio. Il s’agit de la
Fattoria Lavacchio (www.fattorialavacchio.com). Ils ont un restaurant qui donne sur un paysage magnifique des collines toscanes.
Ils ont eu plusieurs Best of dont un pour leurs chambres qui répondent à des critères environnementaux. Celles ci sont anciennes et authentiques mais dépourvues du confort moderne (il n’y a pas de climatisation).
Leur gamme de vin va du blanc à base de Chardonnay à un assemblage international à base de cépages bordelais en passant par le Chianti Rufino classique.
Jeudi 8 Novembre, la soirée de Gala a clôturé cette assemblée générale des GWC. Nous avons eu l’honneur d’être reçu au Palazzo Pitti : un magnifique musée privatisé pour l’occasion. Nous avons été accueillis par une fanfare aux costumes de la Renaissance, au son du tambour. Après un spectacle de lancer de drapeaux, nous sommes rentrés dans les lieux au milieu d’une haie d’honneur.
Le diner était ponctué de chants : une soprano et un ténor ont interprété des morceaux d’opéra au son d’un orchestre. Une réception princière au cours de laquelle furent remis le Best of d’Or d’Italie et le Best of d’Or International. Nos deux hôtes de la veille furent couronnées : bravo au Castello del Trebbio et à sa charmante propriétaire, félicitations à la Fattoria Lavacchio.
L’an prochain, l’assemblée générale des GWC aura lieu en Californie.

jeudi 8 novembre 2012

ACCUEIL DE JOURNALISTES COREENS EN MEDOC

A l’initiative du CVM (Conseil des Vins du Médoc) que dirige Carole Vidal avec dynamisme, nous avons reçu des journalistes coréens au Château Paloumey.
Martine Cazeneuve, propritétaire de ce beau cru et Adeline Warthman son assistante, avaient choisi comme vin d’apéritif un vin de Loire, à base de chenin (cépage blanc de cette région). Une idée originale qui a montré l’ouverture de ces dames à d’autres vignobles et permis à nos visiteurs d’élargir leur culture du vin.
La visite des chais a donné lieu à beaucoup de questions; nos visiteurs, jeunes et enthousiastes semblaient s’intéresser à tous les sujets : terroir; cépages, méthodes de vinification et d’élevage.

Lors du déjeuner, ils ont pu apprécier un certain nombre de vins : Les Ailes de Paloumey 2009 sur l’entrée puis Duplessis 2009 et Paloumey 2009 sur le plat et enfin Duplessis 2006 et Château la Garricq 2004 (le cru de Moulis que possède Martine). Chacun de ses vins reflétait son millésime, son appellation et la main de sa propriétaire.
Nos visiteurs ravis de ce moment d’échange, nous ont bombardés de photos!
Ensuite, ils se sont tous dirigés vers l’appellation Moulis où continuait leur périple médocain.

mercredi 31 octobre 2012

VIN DE GOUTTE, VIN DE PRESSE ET DECUVAGE


Aujourd’hui, notre équipe féminine de décuvage a décidé de réitérer l’exploit et de s’attaquer à une grosse cuve! En effet, Emilie et Sylvia, un peu chahutées par leurs collègues masculins (en particulier, Jean-Luc, notre maitre de chais) sont descendues dans une cuve de 150 hl pour enlever le marc à la pelle. Hedi était chargé de surveiller l’état de nos deux décuveuses. La sécurité est indispensable : l’alcool, la chaleur et le gaz carbonique peuvent causer des vertiges chez certaines personnes. Ce ne fut pas le cas de nos deux sportives : comme le montrent les quelques photos grapillées par un paparazzi, elles débordent de dynamisme et d’enthousiasme.

Hormis cet exploit sportif au féminin, à Villegeorge, les hommes (Daniel et Mickaël, sous la direction de Jean-Denis) ont mis les bouchées doubles pour terminer demain soir et profiter d’un long week end. Une excellente motivation pour faire les écoulages en temps et en heure! Une macération trop longue risque d’extraire des tannins plus secs, parfois astringents et il est important que le planning soit respecté. A Duplessis, Habib, Alexandre et Miloud, ne feront pas le pont : ils ont accepté de travailler le 1er Novembre pour suivre les décisions de notre conseiller. On les remercie de leur décision : frustrante pour leur entourage mais bénéfique pour la qualité de ce millésime.

Emilie et moi allons de chais en chais pour assurer les compléments : les volumes ne tombant pas juste, il faut décider de quelques petits ajustements. Il est important de faire des regroupements, afin de ne pas laisser de cuves en vidange. Pour le moment, les choix sont évidents.

mardi 30 octobre 2012

DEGUSTATION DES PRESSES

Samedi 28 Octobre, Eric Boissenot est arrivé à l’heure habituelle (8h30) pour faire la revue des cuves à écouler et entamer notre première dégustation de vins de presse.

Nous avons goûté 26 lots (cuves en fin de macération et cuves éoulées) ainsi que 18 lots de vin de presse. Même si la qualité du millésime nous donne satisfaction, les presses sont toujours un peu plus difficiles à déguster du fait de leur concentration en tannins et sur les plus récentes, de leur trouble (les lies se déposent très bien en quelques jours de stockage en barriques).



Les durées de macération se situent cette année aux alentours de 20 jours pour la majorité des cuves écoulées pour le moment.

Le programme d’écoulage de la semaine suivante est plus compliqué à élaborer car il y a un jour férié (le 1er Novembre). La Tour de Bessan pourra en bénéficier puisque tous les écoulages devraient être terminés ainsi que les regroupements de presses décidés par Eric.
En revanche, Villegorge et Duplessis devront travailler en continu afin de respecter les durées de cuvaison. Le risque serait d’avoir des tannins trop secs sur certains lots si on ne respectait pas le programme. Il faut garder le rythme afin de ne pas pénaliser les dernières cuves rentrées si on repoussait l’écoulage.

vendredi 26 octobre 2012

DECUVAGE AU FEMININ

Depuis lundi les écoulages vont bon train à La Tour de Bessan. Jean-Luc a déjà pressé 5 cuves. La dernière, décuvée ce matin, a fait l’objet d’une attention toute particulière. En effet, Sylvia et Emilie ont entrepris de rentrer toutes les deux dans une cuve de 100 hl pour en sortir le marc.

La phase liquide de la cuve située sous le chapeau de marc a été vidée hier. C’est ce que nous appelons le vin de goutte. Ensuite, la cuve est ventilée pour extraire le maximum de CO2*  qu’elle contient (résultant de la fermentation) et prévenir ainsi l’accident tant redouté. Ce matin, le pressoir, après la désinfection préalable effectuée par Hedi, est avancé près de la cuve, sous la goulotte positionnée sur la porte de la cuve. C’est par là que le marc sera évacué. Ces dames sont prêtes, chaussées de leur botte en caoutchouc, elles descendent dans la cuve, armées de leur petite pelle rouge (les grandes blanches étant réservées à la gente masculine). En 45 minutes, le pressoir est rempli. Au fond de la cuve subsiste une couche où sont concentrés les pépins. Cette partie sera éliminée : il ne faut surtout par presser les pépins au risque d’avoir de la verdeur et des tanins amers dans les presses.
Au bout d’une heure, Sylvia et Emilie sortent de la cuve et livrent leur première impression. Elles sont ravies d’avoir relevé ce défi lancé par Jean-Luc qui pensait que ce travail était exclusivement réservé aux hommes ! Elles recommenceront la semaine prochaine.


A Villegeorge, Jean-Denis presse la cuve du Fouquet’s et entonne ses lots séparément, aidé de Mickaël et Daniel.

A Duplessis, les cuves ne présentent pas d’urgence. Nous attendrons la dégustation de samedi avec Eric Boissenot pour fixer le programme de la semaine prochaine.

*formule chimique du gaz carbonique totalement inodore mais souvent fatal dans les chais et cuviers en période de vinification